Sonu ke Titu ki Sweety

Affiche du film

Sonu keTitu ki Sweety


Traduction : La Sweety du Titu de Sonu

Année : 2018

Durée : 2h18

Réalisation : Luv Ranjan (né en 1982), artiste polyvalent (direction de film et musique, scénariste, parolier, producteur) ayant cinq films à son actif entre 2001 et 2023 (Pyaar ka punchnama 1 et 2, Akaash Vani, Tu jhoothi main makkaar)

Fraicheur du casting

Les trois acteurs principaux tiennent leur rôle avec conviction :

Sonu

Kartik Aaryan - une vingtaine de films depuis ses débuts en 2011, a joué dans Love aaj kal d'Imtiaz Ali.

Le tenace Sonu 

Sweety

Nushrratt Bharuccha - plus de vingt films depuis ses débuts en 2009 - excelle en manipulatrice diabolique. "You're too good to be true" lui dit Sonu. 

Sweety dans ses activités de bienfaisance

Titu 

Sunny Singh en grand naïf, avec une ressemblance frappante à Abhishek Bachchan. 

Tipu et son rêve de mariage

Toute une série de bons acteurs dans les seconds rôles familiaux.

Une riche famille occidentalisée mais conservatrice

Un milieu aisé est décrit de manière comme souvent caricaturale : grosses voitures européennes, lunettes de soleil aux marques bien voyantes, enterrement de vie de jeune homme à Amsterdam sur un coup de tête.   

Ces fabricants de laddu pourraient être progressistes, mais il n'en est rien. C'est dans la voie du mariage arrangé qu'ils s'engagent, et la répartition des rôles à la maison est bien ancrée. 

L'épouse parfaite ?

Titu se laisse tenter par un mariage arrangé, après des déboires amoureux. Il va épouser Sweety, qui coche toutes les cases. Sonu, l'ami d'enfance du naïf Titu, soupçonne à juste titre Sweety de duplicité, et met tout en œuvre pour démasquer l'imposture et empêcher ce mariage. 

C'est une guerre où tous les coups sont permis, pour notre plus grand plaisir. 

Le lien entre Titu et Sonu est idéalisé et peut-être pas aussi louable que le film le laisse entendre -  sans pourtant la dimension homo-érotique d'un film comme RRR. Cette amitié semble prétexte à maintenir Titu dans une position infantile, et a fortiori célibataire. Ce que le film n'assume pas vraiment. L'image de quatre hommes les pieds dans la piscine en fin de film fait frémir de tristesse.

Une pointe de méchanceté misogyne

L'intrigue est de plain pied dans l'ère de Tinder et nombreux autres réseaux sociaux, où l'on s'entre-surveille. La rivalité entre Sonu et Sweety donne lieu a plusieurs belles scènes de méchanceté. La femme cupide, comme l'ami possessif et quasi conjugal, ne reculent devant rien.

On attend le film miroir de celui-ci, où une belle et riche jeune femme un peu confiante, serait victime d'un prétendant cupide et menteur, que sa meilleure amie essaierait de démasquer. 

Chansons  

Des huits chansons impeccables du film, on retiendra surtout les deux très beaux titres :

Subah subah (par Arjirit Singh)

Bom diggy diggy (par Jasmin Walia)

Bande-annonce

3mn12 sans sous-titres

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