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| Affiche du film |
Le premier film de Karan Johar
Titre : Kuch kuch hota hai
Traduction : Il se passe quelque chose (Laisse parler ton coeur)
Année : 1998
Durée : 3h05
Réalisation : Karan Johar
Chorégraphie : Farah Khan
Un casting épatant
Le grand Shah Rukh Khan (en short, ce qu'on ne reverra plus) et deux de ses partenaires féminines habituelles : Kajol (en joueuse de basket-ball) et sa cousine Rani Mukherjee (diaspora de retour de Londres en micro jupes).
En arrière-plan, toute la famille des seconds rôles qui nous font nous sentir à la maison : le moyen Anupam Kher (le directeur de l'université), la belle Farida Jalal (la mère de Rahul), Salman Khan encore jeune (le fiancé tardif et bon danseur), la chouette Himani Shivpuri (Rifat Bi), Johnny Lever et son corps si burlesque, Reema Lagoo (la mère d'Anjali) qu'on reverra notamment dans Kal ho naa ho...
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| Salman Khan et Kajol |
Un trio amour
Un trio insouciant de copains d'université (Saint Xavier), qu'on retrouve plus graves en duo à l'âge adulte. Anjali malgré ses airs de garçon manqué, aime le facétieux (et souvent brutal) Rahul, qui lui aime Tina fraichement arrivée. Classique et efficace. Une touche de mélodrame, et beaucoup d'allégresse dans une Inde aux religions qui cohabitent encore (horoscopes hindous et prières musulmanes interconnectés).
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| Des costumes un peu datés, mais des personnages tellement joyeux. |
Une fillette chargée de recoller les morceaux (l'audace scénaristique de Bollywood fait quelquefois dresser les cheveux sur la tête... voir aussi Thoda pyaar thoda magic pour les initiatives incongrues).
Les nombreuses scènes appuyées n'enlèvent rien au charme de ce film familial, un peu ringard mais bon enfant.
Des chansons merveilleuses
Le duo de compositeurs Jatin-Lalit s'en donne à coeur joie, sur des paroles de Sameer, que les chanteurs Alka Yagnik et surtout le merveilleux Udit Narayan interprétent avec allégresse. dans des décors quelquefois suisses.
Quelques unes des huit chansons :
- Kuch kuch hota hai, reprises à toutes les saucesKoi mil gaya
- Saajanji ghar aaye
- Yeh ladki hai deewana
- Tujhe yaad na meri aayee
Une autre époque, kitsch et optimiste
Les costumes (surtout ceux de Rahul, toujours occidentaux et un peu trop grands) ont mal vieilli, et rappellent combien l'Inde lorgnait maladroitement à l'époque vers l'Europe. Mais leurs couleurs exubérantes sont joyeuses.
Le soin apporté à l'image n'est pas absolu, et l'image est étrangement parfois floue. En arrière-plan, le propos patriotique est maladroit, tant vis à vis de la diaspora que dans la complaisance à célébrer l'hymne dévotionnel hindou qu'est la chanson Om Jai Jagadish Hare.
Invitation
On se passera de bande-annonce, qui est tellement floue que cela dissuaderait d'aller regarder ce film pourtant chouette.
La chanson titre est plus alléchante.



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